► MODÈLE · LEVÉE DE FONDS

Modèle term sheet Série A annoté

Mise à jour : Mai 2026

Le term sheet est le document court — typiquement 8 à 14 pages — qui fixe les conditions économiques et juridiques d'une levée de fonds avant la rédaction du pacte d'actionnaires et des statuts. Il n'est généralement pas contraignant juridiquement dans son intégralité, mais il fixe les rapports de force pour les 5 à 10 années suivantes : chaque clause acceptée à ce stade crée un précédent qui se cascade aux rounds suivants. Ce modèle annoté reprend la structure d'un term sheet Série A français en 2026 — valorisation pre-money/post-money, liquidation préférentielle 1× non-participating, anti-dilution broad-based weighted average, vesting fondateurs 4 ans + cliff 1 an, drag-along avec seuil et plancher, ROFR, tag-along, composition du board, lockup post-IPO. Chaque clause est commentée : le standard de marché français, les variantes US fréquemment importées, les pièges courants et les arguments de négociation côté fondateur. Le modèle est conçu comme un point de départ pédagogique pour préparer une matrice de standards avant de recevoir l'offre du lead.

Ce que contient ce modèle

  • Valorisation pre-money / post-money
  • Liquidation préférentielle (1× non-participating standard)
  • Anti-dilution broad-based weighted average
  • Pool d'options pré / post-tour
  • Vesting fondateurs 4 ans + cliff 1 an
  • Drag-along seuil + plancher
  • ROFR & tag-along
  • Board composition
  • Lockup post-IPO

Format : PDF + Markdown 14 pages

À qui s'adresse ce modèle

  • CEO préparant une Série A
  • CFO de levée de fonds tech
  • Advisors en process d'accompagnement

Comment l'utiliser

Le modèle se lit en deux passes. D'abord en lecture continue pour comprendre la logique d'enchaînement des clauses : valorisation → liquidation préférentielle → anti-dilution → vesting → gouvernance → exit. Ensuite clause par clause, en projetant chaque paragraphe sur les scénarios futurs (tour à la baisse, exit en dessous des préférences, départ fondateur, recomposition du board). Les annotations en marge proposent un argument contre par clause à mobiliser en négociation, et un seuil de marché sous lequel ne pas descendre. Le modèle doit servir à construire la matrice de standards du fondateur avant de recevoir l'offre du lead — pas après. Une lecture isolée du term sheet reçu, sans matrice de référence préparée, conduit mécaniquement à négocier depuis le cadre du fonds. Modèle aligné sur les standards exposés par Brad Feld et Jason Mendelson dans Venture Deals (Wiley, 4e éd. 2019) — référence US transposée aux spécificités du droit des sociétés français (SAS, BSPCE, AGA).

Limites du modèle

Ce modèle est un point de départ pédagogique. Une term sheet réelle nécessite une revue juridique par un avocat spécialisé en droit des sociétés / venture, particulièrement sur les articulations avec le pacte d'actionnaires français (les clauses anti-dilution full ratchet en SAS française ont des spécificités d'opposabilité non couvertes par cette trame).

Vocabulaire associé

Pour les termes techniques évoqués dans ce modèle, voir les définitions dans le glossaire Corporate Finance :

Questions fréquentes

  • Le term sheet est un document court (8-14 pages) qui fixe les principes économiques et juridiques d'une opération de levée. Il est généralement non-contraignant juridiquement à l'exception de quelques clauses (exclusivité, confidentialité, frais). Le pacte d'actionnaires est le document long (30-60 pages) signé après la term sheet : il traduit chaque principe du term sheet en clause juridiquement contraignante, et ajoute le détail opérationnel (modalités de calcul des préférences, exercice des droits de préemption, procédures de cession). En pratique, ce qui est cédé en term sheet ne se renégocie jamais en pacte.

  • Oui — systématiquement. Même un term sheet considéré comme « standard » contient des nuances de rédaction qui peuvent faire la différence de plusieurs millions au closing (par exemple, le caractère participating ou non de la liquidation préférentielle, le wording exact de l'anti-dilution, le périmètre de la drag-along). Un avocat senior en droit des sociétés / venture relit typiquement un term sheet en 2-4 heures pour 1-2K€ — ratio coût/risque très favorable.

  • Le 1× non-participating est devenu le standard de marché français pour les Série A 2024-2026 — c'est le minimum à exiger. Au-dessus (1× participating, 2× non-participating, 2× participating), c'est négociable mais doit être compensé par une concession ailleurs (valorisation, dilution, board). Sous le 1× non-participating, c'est rare et favorable au fondateur, mais peu de fonds l'acceptent. La négociation porte plutôt sur le mécanisme de conversion automatique en cas d'exit favorable et sur le cap de la préférence en cas de seuil d'exit.

  • Le format US (NVCA model) est plus standardisé — la plupart des fonds VC américains travaillent à partir de modifications marginales du modèle NVCA. En France, il n'existe pas de modèle de référence partagé : chaque fonds (Eurazeo, Partech, Idinvest, Cathay, Frst, Singular) a sa propre trame. Les principales différences de fond sont : (1) absence de Series Seed Preferred dédié en droit français — souvent remplacé par une AGA ou des BSA ; (2) articulation systématique avec un pacte d'actionnaires séparé (vs unifié dans les États-Unis) ; (3) intégration des spécificités fiscales BSPCE / AGA dans les clauses de vesting.

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