Biais de confirmation
Mise à jour : Avril 2026
Aussi appelé : Confirmation bias.
Définition
Biais cognitif consistant à rechercher, interpréter et mémoriser préférentiellement les informations qui confirment ses croyances ou hypothèses préalables, en négligeant ou minimisant celles qui les contredisent. Documenté de manière convergente en psychologie expérimentale depuis les travaux de Wason (1960) et largement décrit par Kahneman. Mécanisme particulièrement coûteux en due diligence et en investment committee, où l'équipe initiatrice du deal a un intérêt cognitif et professionnel à confirmer la thèse initiale. Référence : Kahneman, Thinking Fast and Slow (2011).
Notre regard
Le biais de confirmation détruit silencieusement les due diligences : l'équipe deal cherche à valider la thèse plutôt qu'à la falsifier. Nous structurons systématiquement un « red team » dont le mandat explicite est de chercher les raisons de NE PAS faire le deal. Sans contrepartie organisée, la due diligence devient une cérémonie de validation rituelle plutôt qu'un test critique. Comme l'analyse Daniel Kahneman dans Thinking, Fast and Slow (Farrar, Straus and Giroux, 2011), le biais de confirmation est d'autant plus dangereux qu'il est invisible à l'acteur qui le subit — le neutraliser exige un dispositif explicite (red team, pre-mortem, devil's advocate désigné) plutôt qu'une simple discipline individuelle.